UNION DES CERCLES LéGITIMISTES DE FRANCE


Le légitimisme

Le légitimisme est une attitude :

* philosophique : la reconnaissance de la primauté du réel ;









* politique : la reconnaissance de la primauté du droit naturel divin ;










* religieuse : la reconnaissance du fondement surnaturel de l’autorité et l’obéissance à la Providence.



Selon Aristote :

« Le commencement de toutes les sciences, c’est l’étonnement de ce que les choses sont ce qu’elles sont ».

En effet, l’homme possède une connaissance à deux degrés :

- la connaissance sensible, d’une part,

- la connaissance intellectuelle, d’autre part.

La connaissance sensible est la connaissance immédiate des sens.

En rester à ce mode de connaissance, c’est tomber dans le piège du nominalisme qui enseigne que la vérité évolue sans cesse.

L’homme est également doté d’une intelligence qui raisonne et cherche à dépasser la diversité des phénomènes pour découvrir la nature intime des choses et leur fonctionnement.

Ce second degré de l’acte de connaître se réalise dans l’idée qui doit, cependant, être constamment confrontée à la connaissance sensible. Sinon, c’est le piège de l’idéalisme.


Saint Thomas d’Aquin enseigne : « L’homme a une fin, à laquelle toute sa vie et son action sont ordonnées, puisqu’il est un être agissant agissant par l’intelligence, dont le propre est manifestement d’opérer en vue d’une fin ».

À la suite d’Aristote, il enseigne que l’homme est un « animal social et politique », créé pour vivre en société.

IL enseigne aussi : « Le bien et le salut d’une multitude assemblée en société est dans la conservation de son unité, qu’on appelle la paix… Un gouvernement sera d’autant plus utile qu’il sera plus efficace pour conserver l’unité de la paix… Il est manifeste que ce qui par soi est un peut mieux réaliser l’unité que ce qui est multiple… Le gouvernement d’un seul est donc plus utile que celui de plusieurs… ».

Le droit naturel divin appliqué en politique se résume ainsi :

- l’homme a été créé pour vivre en société, société ordonnée vers un bien ;

- cette société fait partie du plan divin avec l’autorité qui lui est consubstantielle ;

- le gouvernement d’un seul est le plus conforme à la nature.

Fidèle à saint Thomas, la doctrine légitimiste se fonde sur le droit naturel divin.


La Providence est intervenue trois fois, de manière absolument déterminante dans l’histoire de notre pays :

* En 496, par l’intermédiaire de saint Rémi qui baptise Clovis, fils de Chilpéric, successeur de Clodion et de Mérovée ;

* En 987, par l’intermédiaire de l’archevêque Adalbéron qui propose l’élection de Hugues Capet, réaffirmant, ainsi, le maintien du principe dynastique au profit de la nouvelle race ;

* En 1429, par l’intermédiaire de sainte Jeanne d’Arc qui conduit Charles VII au sacre de Reims confirmant, ainsi, la dévolution de la Couronne conformément aux Lois Fondamentales du Royaume.

La doctrine légitimiste accueille avec humilité et reconnaissance la volonté de la Providence.


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